ACTIO

...

© Don McCullin - Londonderry - 1971
© Don McCullin - Londonderry - 1971

© Ronaldo Schemidt - Caracas - 2018
© Ronaldo Schemidt - Caracas - 2018

© Don McCullin - Londonderry - 1971
© Don McCullin - Londonderry - 1971

 

J’avais l’envie, depuis plusieurs années déjà, de travailler à nos corps politiques. Nos corps dans l’espace public, que sont-ils ? Quels résistances créent-ils ? Des objections personnelles aux manifestations collectives, des performances dans l’espace public aux impromptus, un répertoire d’actions et de gestes parcouraient mes rêves.

Et, comme souvent, le réel est venu percuter de plein fouet cette envie.

Nous vivons un temps singulier, il va sans dire.
Nous avons vécu une privation de contacts, de corps mouvants. Aujourd’hui nous incorporons de nouvelles manières de (ne pas) nous toucher, de (ne pas) nous retrouver.

Malgré tout, nos corps sont là, emplis de désir.

J’ai eu cette envie de retrouver des corps, envie vite refroidie par de nouvelles normes incorporées par les corps amis et alliés.

J’ai quand même retrouvé des corps dehors, des centaines de corps marchant ensemble pour crier leur colère, aller de l’avant, malgré tout. Nous avons fait corps, malgré nos nouvelles habitudes, partagé.e.s entre nécessité et protection, entre bloc commun et fragilités individuelles.

Qui est le « nous » maintenant ? Comment être « nous » ? Le « nous » est politique. Le « nous » est personnel.

Cartographies réduites, empêchements sanitaires, resserrement. Palliatif numérique, reconnexion possible mais énergivore.

Nous allons aujourd’hui créer de nouveaux liens. Nous allons créer autrement. Nous allons partir de nous.

Partir de la plus petite localité : nos corps
Que valent nos corps singuliers dans tout ça ?

 

projet amorcé dans le cadre d’Archipel (Nantes-Québec-Tunis) - Aide à la mission - porté par le Théâtre Francine Vasse – Les Laboratoires Vivants, avec le soutien du MEAE – FFQCD et de Nantes Métropole